Bien manger à Sainte-Lucie

Voici la suite de nos péripéties à Sainte-Lucie ! Ici, je vais me consacrer uniquement à la bouffe.

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S’il y a un point sur lequel j’ai d’abord fait rapidement une croix, c’est de trouver du très bon café (en même temps, même en France c’est un peu difficile, comparé à Montréal !) Mais finalement, le Zaka Art Café m’a permis de déguster une boisson qui, sans être inoubliable, fut fort agréable. L’endroit en entier est absolument adorable; ses murs sont couverts de divers masques et autres items d’artisanat, et son menu inclut des smoothies et tisanes. Les chaises un peu dépareillées et les nappes caribéennes donnent une atmosphère éclatée, colorée et sympathique.

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Le café est fait à partir de grains torréfiés dans la cour arrière du café, et infusé dans une cafetière à piston, avec du sucre et du lait concentré sucré à ajouter au goût.

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J’ai aussi pu acheter du chocolat fait localement, parfumé avec un mélange d’épices, et du ketchup de bananes (que je n’ai pas encore utilisé… il ne m’inspire finalement pas, j’ai acheté de façon un peu impulsive parce que c’était original !)

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J’ai entendu dire que le café propose aussi de la nourriture le midi, mais comme on y est allés une fois le matin et une autre fois juste avant la fermeture, on n’a goûté qu’au café et aux smoothies. Le Zaka Art Café est situé près du front de mer, et c’est donc un arrêt sympathique avant d’embarquer voir les baleines, par exemple !

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Une des spécialités de l’endroit est le roti. Il s’agit d’un plat présenté dans une tortilla fine, et il en existe un millier de variations, mais globalement on va y retrouver plein de bonnes choses mijotées dans une sauce épicée. J’ai essayé mon premier, pour une poignée de dollars, dans un restaurant au hasard à Soufrière (qui ne figure sur aucune page Web). Celui-ci était au poulet patates, et peu épicé (ce qui est parfait, car sinon j’ai rapidement chaud et je sue !)

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Également, on est allés un soir au Petit Peak Restaurant. Celui-ci donne sur la baie, ce qui signifie que l’air est humide et propice aux moustiques; il est donc préférable d’arriver avec du chasse-moustiques. Les plats étaient nettement plus chers que je m’attendais, du coup je n’ai pris qu’une entrée, une salade aux crevettes. C’était bon, mais le service fut long, et la salade était plus petite que je m’y attendais, avec trop peu de crevettes. Ma plus grosse surprise, finalement, fut la patience de mon petit garçon.

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Je me suis aussi fait recommander Fedo’s par des locaux, mais les horaires n’ont pas fonctionné avec nos propres activités (ou non-activités, si je puis dire, comme la sacro-sainte heure de sieste). Il faut dire aussi qu’il n’y avait réellement qu’un restaurant que je voulais absolument, à 200 % essayer, et c’est celui de l’Hotel chocolat. À la base, j’aurais aussi aimé aller à cet hôtel, sauf que je n’étais pas sûre que le plaisir que j’allais y avoir allait être totalement en adéquation avec le prix.

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Situé derrière le petit Piton, il est accessible en 10 min de taxi depuis Soufrière. On avait une réservation pour midi, mais on est arrivés vers 10h30 afin d’aller flâner dans la plantation de cacao. À la réception, elle me dit que ce n’est accessible qu’aux clients de l’hôtel, et qu’on pouvait aller s’asseoir à côté du bar. J’ai failli éclater de rire; tenir un enfant de 3 ans 1/2 assis durant 1h30 d’attente, puis 1 heure de repas ?! J’ai dit merci, et on est partis…

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…pour tenter de trouver nous-mêmes l’entrée de la plantation (plus que centenaire, celle-ci s’appelle Rabot Estate). On a essayé un petit chemin sur le côté qui nous a menés à un cul-de-sac, puis une route qui menait Dieu sait où et qui, au bout d’un moment, commençait à présenter une côte trop abrupte pour un enfant. On a donc stoppé notre progression pour jouer au bord de cette route avec des feuilles et des bâtons, avant de commencer à revenir lentement vers le restaurant. Et là, on l’a trouvée.

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En fait, l’entrée de la plantation se trouvait de l’autre côté de la route, après avoir passé une grande porte sur laquelle était écrit quelque chose d’impressionnant style « centre de recherches ». Ce qui m’a mis la puce à l’oreille c’est le fait d’avoir aperçu, de loin, un écriteau avec le mot « Marcial » -le nom de l’une des ballades proposées par l’hôtel sur leur site Web, exactement ce que j’avais demandé à la réceptionniste !

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Le chemin passe derrière des serres où sont cultivés de très jeunes plants de cacaoyers; un employé y travaillait et se moquait éperdument de notre présence (après tout, ce n’était pas marqué sur nos fronts qu’on ne logeait pas à l’hôtel). On a ramassé une cabosse séchée (un peu trop abîmée, je ne l’ai finalement pas ramené au Canada) et on s’est promenés tranquillement une quinzaine de minutes dans cette partie de la plantation où  les arbres étaient encore petits et portaient peu de cabosses.

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On a pu aussi voir une récolte en train de sécher tranquillement au soleil; l’hôtel propose des visites guidées et commentées, mais je trouvais ça trop cher et je n’étais pas persuadée que mon petit suive le tout du début à la fin.

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Satisfaite d’avoir finalement fait ce que je voulais (promener mon petit dans une plantation de cacaoyers), on est ensuite tranquillement revenus au restaurant, puisque midi approchait.

Le menu du restaurant met, évidemment, le chocolat à l’honneur, sous toutes ses formes (chocolat, éclats de fève, pulpe) et aussi bien dans des plats que des boissons. Heureusement, j’avais déjà consulté le menu en ligne, parce qu’honnêtement, chaque ligne est passionnante, et la lecture devient longue.

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Le repas commence avec une entrée qui est offerte à tous, soit du pain fait maison frais du matin (que mon petit a adoré), accompagné de vinaigre balsamique aromatisé au cacao, de beurre au chocolat et de pesto. J’ai essayé toutes les combinaisons possibles, qui étaient toutes délicieuses.

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J’ai aussi commandé un « cocoa tea », qui est une sorte de chocolat chaud à base d’eau et à peine de lait. Assez amer, vous pouvez y ajouter du sucre de canne à volonté. Les boissons incluent aussi tout un tas de cocktails alcoolisés ou non, et je suspecte que vous pouvez demander qu’on vous en crée un sur mesure.

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Par la suite j’ai voulu tester leur chicken roti, histoire de comparer avec celui que j’avais déjà mangé. Dans la version de ce restaurant, la tortilla comprend des éclats de fève de cacao, et le tout est servi avec des chips de plantain, du riz pilaf -également aux éclats de fève-,  un petit bol de raita bien fraîche, et une petite salade.

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C’est simple, c’était terriblement bon. Et super copieux, en fait. La sauce était bien crémeuse et, tout comme le roti précédent, juste assez dosée au niveau des épices. En plus du poulet et des patates, ce roti comprenait aussi des carottes. Le tout se complétait de façon absolument magnifique. Et honnêtement, entre l’entrée et ce plat, je n’avais plus vraiment faim.

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au fond, dans l’appareil en inox, une batch de chocolat est en préparation.

Mais comment aller au resto de l’Hotel Chocolat sans manger de dessert ?? J’ai opté pour le « chocolate genesis » -un plat qui se décompose en 9 étapes : fèves de cacao, chocolat grossier, chocolat plus fin, plusieurs truffes (dont à la menthe, et à la noix de coco), de la crème glacée à la pulpe de cacao (haaaa je suis une fan finie de la pulpe de cacao) et un mini verre de chocolat glacé. Vous remarquerez le petit oiseau qui a failli me piquer une truffe…

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Complètement comblée, et déjà en retard pour mon taxi de retour, je suis allée payer en ajoutant à ma facture une boîte de chocolat fait sur place -au final, quand je l’ai mangé à mon retour au Canada, j’ai trouvé qu’il manquait vraiment de goût; par contre, je recommande tellement le restaurant !!

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Et là, surprise : notre chauffeur (le fils de l’hôtelier qui nous logeait, chez Alfred’s Diamond Villa) nous avait trouvé une cabosse fraîche et nous l’a offerte ! Il ne nous restait que deux jours sur place, et je n’ai pas pu tout manger avant notre départ (mon petit n’a pas voulu goûter) mais j’en ai profité au maximum, autant de la pulpe, si fraîche et fruitée, que des fèves fraîches, amères et d’un violet foncé vraiment magnifique.

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On était à Sainte-Lucie principalement pour se reposer, et comme expliqué précédemment je n’ai pas voulu asseoir mon fils à un resto trop souvent (sachant que le service est généralement un peu long) donc on n’a pas essayé plus de restaurants. On a tout de même eu un petit aperçu intéressant de la gastronomie lucienne à plusieurs niveaux -tant un resto de luxe qu’un petit endroit plus familial !

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