La nourriture italienne d’Impasto

Impasto a ouvert il y a un peu plus d’un an en diagonale de la quincaillerie Dante (une super adresse, à mon avis, pour de bons accessoires de cuisine… bien que le comptoir de vente d’armes de chasse me surprend chaque fois que j’y entre). Ouvert par Stefano Faita -dont la mère Elena possède la quincaillerie précitée, le chef, Michele Forgione, est spécialisé en pâtes fraîches, et ces dernières occupent une belle part sur le menu.
En entrée, j’ai choisi les pétoncles -auxquels je voue un amour éternel. Servis sur une petite tortilla de pois chiches, avec quelques morceaux de boudin, la sauce qui les accompagne est délicieuse; appelée « salsa agresto », elle comprend notamment des noix de pin, de l’huile d’olive et plein d’herbes. Évidemment on aimerait avoir plus de pétoncles, de boudin aussi, bref de tout. Cependant, la splendeur des saveurs nous console.
Après avoir hésité plusieurs fois sur le plat (pâtes? viande? poisson? demi-portion de pâtes pour être sûre d’avoir la place pour un dessert?) je me suis laissée aller à la recommandation du serveur, soit la porchetta. Celle-ci a rempli ses promesses : fondante à l’intérieur, croustillante à l’intérieur, à tel point que même le gras se mangeait avec délectation. Éblouissante, elle rendait la poire et les rapini presque fades et inutiles -quoique j’étais tentée d’avoir une portion de légumes; en outre, pour avoir essayé une fois de cuisiner des rapini et les avoir trouvés immangeables, j’ai aimé pouvoir enfin en goûter qui soient correctement apprêtés.

Autour de la table, quelqu’un a opté pour le jarret d’agneau, servi sur un lit de polenta blanche; une belle portion, pour une viande elle aussi fondante. Les cavatelli ont aussi trouvé preneur, dans leur sauce crémeuse avec un peu de truffe râpée dessus; par contre, la saucisse de porc maison était présente en trop petite quantité. En fait, c’est en relisant le menu le lendemain que j’ai appris qu’il était censé y en avoir dedans. Pourtant, j’en ai pioché au moins 3 fourchettées dans l’assiette de mon ami. Les pâtes étaient cependant délicieuses et la truffe légère et parfumée.

Je ne sais pas si les autres auraient pris un dessert si je ne m’étais lancée la première, en commandant évidemment un tiramisù; on se rappellera que j’aime à mourir ce dessert, pourtant si difficile à réaliser. La texture était parfaite, voluptueuse, onctueuse et légère à la fois. Par contre j’ai trouvé qu’il manquait un peu de goût.

La panna cotta caramel et fleur de sel a rempli ses promesses; douce et crémeuse, avec un équilibre salé-sucré idéal, et quelques fruits pour équilibrer (désolée, je ne sais plus de quels fruits il s’agit… je commençais à avoir sérieusement envie de rentrer, juste parce que j’étais fatiguée, habituée à me coucher très tôt jusqu’à récemment pour cause de bébé malade).

On avait accompagné tout cela d’une bonne bouteille de vin, partagée à 4. Au final, une excellente soirée : ambiance sympathique, service efficace, bouffe délicieuse… Cela aide à faire passer le montant de la facture, qui malgré la qualité de la nourriture a paru un peu trop élevé. Il s’agit tout de même de bouffe fraîche et créative, un menu qui change selon les arrivages et l’inspiration, et une sortie qu’on ne refera pas tous les mois. J’ai donc aimé me gâter exceptionnellement au cours de cette soirée.

Prix : disponibles sur le site Web du resto. Pour un repas 3 services et un verre de vin, comptez 80-100 $ pour une personne après taxes et pourboire.

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