Le labneh, ce doux fromage oriental

En 2004, j’ai eu l’opportunité de passer 3 mois en Israël, à Haïfa plus exactement. Un stage en université, dans un pays qui faisait peur à bien du monde. Normal, on n’en entend généralement parler que quand il y a des affrontements… J’ai adoré l’expérience, autant celle à la faculté de chimie, que la découverte d’un pays où, sans cela, je n’aurais pas songé aller seule, du moins pas à cette époque.
Haïfa
J’en ai rapporté quelques mauvaises photos (que je vous livre ici :P), une grande confiance en laboratoire, des connaissances élargies sur la société et l’histoire israélienne, ainsi qu’un goût immense pour la cuisine du Moyen-Orient. Il m’a été difficile de comprendre ce qui était « typiquement » israélien, puisqu’on se situe au carrefour de bien des pays, et certaines spécialités libanaises, syriennes, etc. sont également mangées en Israël; ainsi, je me suis convertie au petit-déjeuner à base de pita, houmous, concombre et tomate en dés, j’y ai goûté mes premiers falafels, et surtout j’ai découvert le labneh.
Vestiges romains, Césarée
Le labneh se présente sous deux formes principalement : comme un fromage à tartiner, ou sous forme de boules dans l’huile. C’est sous cette deuxième forme qu’à priori je le trouvais le plus souvent dans les supermarchés, quoique je suis peut-être biaisée par le fait que j’y allais généralement seule : je préférais acheter des produits visibles à travers un pot en verre plutôt que de m’aventurer trop souvent à acheter des contenants scellés avec des inscriptions uniquement en hébreu (pour finir avec quelque chose qui ne goûte même pas bon !). On m’a appris le premier jour à dire « oui », « non » et « bière » mais j’étais incapable de lire l’alphabet.
Un « gedi » – sorte de chèvre sauvage / Tombe de Ben Gourion, désert du Néguev
J’ai recherché du labneh dans quelques épiceries de Montréal, et j’en ai trouvé sous la première forme, mais je voulais celle qui me rappelait mon séjour en Israël… j’ai donc décidé d’en faire, puisque *roulements de tambour* le labneh n’est au final qu’un yaourt gras égoutté.

Il vous faudra donc un yaourt gras (j’ai pris un à 10 %) et une étamine (j’en ai trouvé aux Aliments Merci mais aussi chez Canadian Tire).

Pliez votre étamine pour avoir 2-3 épaisseurs, et tapissez-en une passoire posée sur un saladier.

Versez-y votre yaourt, éventuellement légèrement additionné de sel et/ou de poivre, et serrez avec une ficelle.

Laissez égoutter au minimum toute la nuit.

Le yaourt sera plus égoutté dans les zones en contact ou proches de l’étamine; il peut donc être intéressant de le remuer légèrement, voire de resserrer la ficelle autour de l’étamine au cours du processus, particulièrement si vous désirez en faire des boules.

Le labneh est délicieux sur du bon pain, avec quelques herbes fraîches et un filet d’huile d’olive.

 
Le reste, s’il a été suffisamment égoutté, peut être roulé en boules et conservé dans de l’huile qui ne fige pas au réfrigérateur, telle que l’huile de pépins de raisins (ne faites pas comme moi, qui ait bêtement mis de l’huile d’olive). N’hésitez pas à ajouter quelques herbes, graines de fenouil, etc. pour parfumer le contenu de votre pot. 
Vous pouvez aussi créer votre propre version épicée : cumin, piment, sésame…
Bonne dégustation !
Les jardins Baha’i, et le mausolée (au centre), Haïfa
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