Mouton noir Espresso bar

J’aime découvrir de nouveaux cafés ailleurs qu’à Montréal; parce qu’ils sont plus rares, et que ça fait vraiment du bien quand je peux avoir un excellent café alors que je suis en déplacement.

Dernière découverte en date, donc : le Mouton noir, à Sherbrooke. Celui-ci partage en fait ses locaux avec le restaurant italien Lupa; ce dernier n’est ouvert qu’en soirée, donc le café reste un endroit calme, où on peut tranquillement étudier ou travailler. Le propriétaire du café loue le lieu, la machine à café, le four pour faire les viennoiseries, et comme il ferme à 15h30, tout est net à 17h quand le Lupa ouvre. Une pratique peu connue et pourtant vraiment gagnante.

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À ma visite (il y a quelques mois déjà), le café n’offrait que des breuvages, smoothies, et quelques viennoiseries et du granola. Il a depuis ajouté des salades, ce qui permet de rester pour le lunch, et propose des produits saisonniers comme des popsicles l’été ou un latte à la saveur de tarte aux pommes à l’automne.

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Le café qui y est servi est celui de Barista, aussi vendu en grains pour emporter. Le propriétaire a toujours des idées pour élargir son offre, comme proposer aussi des KeepCup, du miel local, ou encore héberger des événements, comme un Barista Jam féminin.

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L’endroit est dans un coin plutôt calme de Sherbrooke, à 5 min du musée de la nature et des sciences -ou encore du Bistro Kaapeh Espresso, qui sera ma prochaine exploration-café à ma prochaine visite de Sherbrooke !

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Poulet épicé sur une plaque

Il y a environ 1 an, j’ai découvert les sheet pan recipes, et ça a un peu changé ma vie. En gros, on met plein d’ingrédients sur une tôle à biscuits, on enfourne, et 20 à 60 minutes plus tard, on a un repas complet, fumant, prêt à manger. Plus ou moins rapides, plus ou moins simples (selon les ingrédients, il faut parfois en ajouter plus tard, en cours de cuisson, et pas toujours tous au début), et personnalisables selon nos goûts et ce qu’on a réellement sous la main, ce mode de préparation est définitivement à ajouter à vos boîte à outils.

J’ai essayé pas mal de recettes mais j’avoue que la plupart étaient peu présentables; en plus, parfois, le simple fait de ne pas avoir un certain ingrédient (une épice, une herbe fraîche à ajouter avant de servir, un filet de citron…) suffisait à ôter de la profondeur au plat, à le rendre mangeable, certes, mais pas incroyable. Jusqu’à ce poulet.

Il faut savoir qu’à la base je n’aime pas les plats épicés; ils me font rapidement pleurer, me piquent énormément la bouche, et tout mon visage devient chaud. Cependant, je me suis dit qu’en mettant moins d’épices, et puis avec la présence du yaourt et des herbes fraîches, je pourrais être capable de manger ce repas-là.

Et oui, ce fut excellent. J’ai juste fait plein d’ajustements, comme moins de viande et de patates, plus de citron, et évidemment moins d’épices. Pour la harissa, j’ai fait mon propre mélange, en combinant des idées trouvées sur différentes recettes: mélangez 2 cuillères à table de pâte de tomate, 1 cuillère à thé de Sriracha, 1 d’huile, 2 gousses d’ail hachées, et 1 cuillère à thé de chacune de ces épices moulues : coriandre, carvi, cumin, paprika fumé. Le mélange sera probablement assez pâteux, donc ajoutez de l’eau au besoin, jusqu’à avoir une consistance assez agréable pour l’étendre ensuite sur environ 1 livre (450 g) de poulet -j’ai pris des cuisses avec dos, mais tout morceau avec peau et os peut faire l’affaire (le temps de cuisson est par contre trop long pour des poitrines, qui en sortiraient un peu sèches, à moins de les mettre plus tard). Laissez mariner au moins 30 min.

Faites chauffer votre four à 425°F. Épluchez et coupez une livre de patates en cubes d’environ 1 cm de côté; mettez-les dans un bol avec de l’huile et du sel, mélangez brièvement. Dans un autre bol, mélangez 2 poireaux coupés en tranches avec le zeste d’un citron, de l’huile et du sel.

Ok, pour moi, « de l’huile » ça veut dire un « glug ». On verse un peu, à vue. J’aime les recettes, mais je déteste les recettes rigides. Apparemment, ça équivaut à environ 2 cuillères à table. Et « du sel » c’est une bonne pincée; on peut toujours réajuster plus tard, avant de servir, ou carrément dans l’assiette, chacun à son goût, individuellement.

Placez les patates et le poulet sur votre plaque, et laissez cuire durant 20 min. Vous pouvez alors rajouter les poireaux (ou ajouter le poulet à ce moment-là si c’était des poitrines). Comme je mange pas mal de légumes, j’ai même ajouté quelques endives rouges. Laissez 20-25 minutes de plus. Le poulet doit être bien cuit, donc si vous avez un thermomètre, vérifiez qu’il affiche au moins 165ºF au cœur du morceau, ou sinon découpez-le afin de vérifier qu’il n’est plus rose.

Répartissez dans des assiettes, ajoutez quelques cuillerées de yaourt légèrement assaisonné de sel et de poivre, ainsi que d’herbes fraîches (j’ai mis de l’aneth). Un filet de jus de citron additionnel fait également des merveilles. Un plat plutôt simple (j’ai failli mettre comme titre « poulet, patates, poireaux » mais ça sonnait assez… blah), mais avec des saveurs complexes, qui se marient à merveille. À faire vraiment plus souvent, peut-être en ajoutant aussi des oignons rouges, et en changeant les herbes fraîches qui l’accompagnent.

 

Le Brûloir

Je connaissais le Brûloir à cause de son petit frère, le Petit Brûloir (qui a remplacé le VLAM!). J’avais faussement l’impression qu’il était loin parce qu’il est au nord de l’autoroute 40, et apparemment cela constitue une limite psychologique pour moi. J’ai attendu d’avoir une voiture, louée pour une autre occasion, afin d’y faire un détour (et au passage, j’ai vu sur Google Maps que ça prend juste 25-30 min de vélo depuis chez moi, dans Rosemont !)

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On a découvert un café terriblement charmant, avec un mur couvert de papier peint graphique, une grosse table commune au centre, et du café excellent.

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On a choisi en outre une tartelette au chocolat noir et Earl Grey, et c’est mon petit qui a presque tout mangé : c’était vraiment bon, onctueux et fort en chocolat ! L’endroit propose aussi divers sandwichs, soupes, salades et pizzas.

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Le Brûloir est également une brûlerie, qui distribue ses grains fraîchement torréfiés dans pas mal de boutiques à Montréal. Je vous avoue que ça fait déjà quelques temps qu’on a visité, puisqu’il n’y avait pas encore de neige. On était proches de l’heure de la fermeture et il avait beaucoup plu ce jour-là, mais sinon il y a une belle terrasse sur les 2 côtés du café (il est sur un coin de rue), et si vous avez des enfants, il y a le parc Tolhurst à 1 coin de rue plus loin.

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Bref, en ce qui me concerne, ce café est une bonne excuse pour sortir de mes quartiers habituels (Rosemont et Le Plateau sont sur-représentés sur ce blogue !). En particulier, je n’avais pas réalisé qu’il y a aussi la boulangerie « la Bête à Pain » à quelques pas (400 mètres exactement), dont j’ai souvent entendu beaucoup de bien. La rue Fleury Ouest comprend aussi des restos assez chouettes; bref, pour votre prochaine sortie, pensez à Ahuntsic 😉

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Café M

On est allés au Café M un jour ensoleillé, mais une visite durant un jour de grisaille serait encore plus agréable, car l’ambiance elle-même est pleine de soleil. La déco est une ode au surf et au « camper » Westfalia.

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Ouvert depuis environ 2 ans, il s’est installé discrètement rue des Pins, près de St-Laurent, et sert du café montréalais, torréfié par Barista.

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Le café offre des viennoiseries, salades et sandwiches, smoothies et biscuits, ainsi que de la kombucha. Votre latte peut être aussi offert avec tout type de lait que vous préférez (vache, soya, amande ou même noix de coco!)

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Le café possède une magnifique machine « Mistral » de La Marzocco, mais vous pouvez aussi avoir des méthodes d’infusion différentes, comme le Chemex, et du café infusé à froid l’été.

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L’ambiance est sereine, idéale pour travailler ou discuter tranquillement, ou juste s’échapper de l’activité frénétique du boulevard St-Laurent le temps de se ressourcer…

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Biscuits au tahini et 3 chocolats

J’ai déjà proclamé mon amour du tahini en général, et des recettes de Danielle Oron en particulier. Alors voici une autre recette délicieuse, que j’ai juste « pimpée » en y mettant 3 types de chocolat plutôt qu’un. La présence de tahini donne un goût particulier, assez léger et un peu noisetté, pour des biscuits moelleux, délicieux avec un café ou juste un verre de lait.DSCN4954.JPGBattez ensemble 113 g de beurre mou (1 « stick » de beurre) avec 1/2 tasse (120 ml) de tahini et 3/4 de tasse de cassonade (150 grammes) environ 5 min. Ajoutez alors 1 œuf, 1 jaune, et 1 cuillère à thé d’extrait de vanille. Tamisez par-dessus ce mélange 1 tasse de farine blanche, 1/2 cuillère a thé de poudre à pâte et une autre 1/2 de bicarbonate de soude ainsi qu’une de sel. Mélangez brièvement puis ajoutez 1 tasse 3/4 de pépites de chocolat -j’ai pris un mélange de 3 chocolats, mais la recette originale préconise du chocolat mi-amer (64 %) uniquement.20170311_171731Préparez une tôle à biscuits avec un tapis en silicone ou du papier parchemin, et roulez à la main 12 petites boules (en vous aidant éventuellement d’une cuillère à crème glacée). Pour des biscuits très tendres, emballez le tout de film plastique et laissez au congélateur durant une nuit entière -mais vous pouvez aussi les cuire tout de suite. Préchauffez le four à 325°F et faites cuire de 13 à 16 min; les biscuits seront dorés, à peine bruns sur les bords, et peuvent paraître trop peu cuits au centre. Si vous aimez le sucré-salé, saupoudrez à ce moment-là du sel grossier de type Maldon ou fleur de sel. Laissez refroidir une vingtaine de minutes avant de les transférer sur une assiette de présentation ou une boîte à biscuits.DSCN4957.JPGEt n’hésitez pas à (presque) tout manger dans la journée. 😉

Liste des ingrédients :

1 stick (113 grammes) de beurre non salé mou

1/2 tasse (120 millilitres) de tahini

3/4 tasse (150 grammes) de cassonade

1 gros œuf

1 jaune d’œuf

1 cuillère à thé d’extrait de vanille

1 tasse de farine tout usage

1/2 cuillère à thé de bicarbonate de soude

1/2 cuillère à thé de poudre à pâte

1 cuillère à thé de sel

1 tasse 3/4 (230 grammes) de pépites de chocolat

Sel de Maldon ou fleur de sel

 

Gâteau à l’orange, au romarin et à l’huile d’olive

J’ai découvert Yotam Ottolenghi il n’y a pas longtemps, et si je n’ai jamais acheté aucun de ses livres, je dois dire que j’ai déjà essayé pas mal de ses recettes, principalement via Food 52 qui en dévoilent de temps en temps -ils sont complètement fans de lui.

Né à Jérusalem, il a arrêté ses études en littérature comparée pour aller apprendre le français au restaurant « le Cordon bleu » à Londres à 29 ans avec son compagnon de l’époque (qui travaille toujours avec lui). Après avoir travaillé dans plusieurs restaurants, il s’est mis à ouvrir ses propres établissements et a écrit plusieurs livres de recettes. Celles-ci sont inventives et mettent souvent à l’honneur des saveurs méditerranéennes telles que la mélasse de grenade ou le zaatar. Essayez le cake au chou-fleur ou les brownies au halva, et vous serez conquis.

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La recette que je voulais partager ici combine (comme le dit le titre) romarin et orange, et substitue le beurre à l’huile d’olive. J’ai essayé dernièrement pas mal de recettes de gâteau à l’huile -je dois dire que celui au chocolat est parti avant que je pense à faire une photo- et cela m’a enfin permis de me défaire d’un préjugé dans lequel j’ai grandi, à savoir que l’huile serait réservée aux préparations salées. Si ce cake fait la part belle à l’huile d’olive, et que le goût de cette dernière est discernable sur les papilles, les huiles neutres (comme celle de pépins de raisin) ajoutent du moelleux sans influencer le goût. Vous risquez donc de voir d’autres gâteaux à l’huile sur ce blogue.

La recette d’Ottolenghi implique du glaçage et du romarin cristallisé. Perso, j’ai juste fait le gâteau, qui goûte le paradis -j’ai du mal à imaginer ce que ça donne avec le reste des ingrédients !

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Préchauffez le four à 160 °C. Graissez et farinez un moule « Bundt » (en couronne). Mélangez au batteur 1/2 tasse (120 g) de sucre brun, 3/4 de tasse (160 ml) d’huile d’olive, 1 cuillère à table de zeste d’orange (râpez environ 1 orange 1/2), et 7 g de romarin (3-4 branches) coupé très fin (1-2 mm de large au maximum, sinon vous allez vous prendre les morceaux dans les dents). Ajoutez les œufs, battez à nouveau jusqu’à obtenir une consistance homogène. Ajoutez alors 1/2 tasse (130 ml) de crème (j’ai pris de la crème à 35 %).

Tamisez à part 2 tasses (240 g) de farine tout usage (je la prends non blanchie), 2 c. à thé de poudre à pâte et 1/4 de c. à thé de sel (quelques grains, quoi). Ajoutez le tout au mélange précédent et mélangez vigoureusement pendant une bonne minute. Versez le tout dans le moule et cuisez environ 30-35 min (vérifiez la cuisson en plantant un cure-dent). Sortez du four et laissez refroidir 10 min avant de démouler. Si le gâteau a levé de façon inégale, taillez la base préalablement.

Puis dégustez… le gâteau est à la fois aérien et moelleux, et les saveurs ressortent bien tout en se mariant entre elles. Une recette assez démentielle à mon avis !

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Résumé des ingrédients :

2 tasses (240 g) de farine tout usage non blanchie

¾ tasse (160 ml) d’huile d’olive extra-vierge

½ tasse (120 g) de sucre brun

1 cuillère à soupe de zeste d’orange finement râpé (environ 1 orange 1/2)

7 g (3-4 branches) de feuilles de romarin hachées finement

2 gros œufs

½ tasse (130 g) de crème 35 %

2 cuillères à café de poudre à pâte

¼ cuillère à café de sel

Pigeon espresso bar

Pigeon est assez drôle. L’endroit s’affiche comme servant « le pire café du monde ».

Il n’en est rien, évidemment. L’idée est simplement de se démarquer du snobisme de certains cafés de style 3ème vague.

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L’endroit est tout petit; on ne vient pas ici pour travailler, mais soit pour prendre du café à emporter ou pour discuter brièvement avec un ami, accoudés à un étroit comptoir haut qui donne sur la rue. Voici mon garçon vu depuis l’extérieur du café; vous pouvez juger de la profondeur du local, sachant que par ailleurs il est 2 fois plus long que ce qu’on voit ci-dessous  :

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Comme je disais, le café est bon; les grains proviennent de Stumptown, mais il y a également un mélange maison qu’on peut acheter en sacs. Le tout est extrait sur une magnifique machine de La Marzocco.

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On peut aussi y boire des jus, du cold brew, et même de la kombucha Rise en fût. Côté bouffe, des gâteaux et viennoiseries, dont certains sans gluten, ainsi que du gruau.

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L’endroit est surtout très joli et j’ai fait une tonne de photos. La fenestration abondante permet d’avoir une grande quantité de plantes luxuriantes. Le pigeon est bien présent dans la déco, la mosaïque donne vraiment du caractère au lieu, et un énorme miroir agrandit virtuellement l’espace.

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Bref, un endroit vraiment agréable à connaître quand on se rend dans le coin !

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