Bien manger à Sainte-Lucie

Voici la suite de nos péripéties à Sainte-Lucie ! Ici, je vais me consacrer uniquement à la bouffe.

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S’il y a un point sur lequel j’ai d’abord fait rapidement une croix, c’est de trouver du très bon café (en même temps, même en France c’est un peu difficile, comparé à Montréal !) Mais finalement, le Zaka Art Café m’a permis de déguster une boisson qui, sans être inoubliable, fut fort agréable. L’endroit en entier est absolument adorable; ses murs sont couverts de divers masques et autres items d’artisanat, et son menu inclut des smoothies et tisanes. Les chaises un peu dépareillées et les nappes caribéennes donnent une atmosphère éclatée, colorée et sympathique.

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Le café est fait à partir de grains torréfiés dans la cour arrière du café, et infusé dans une cafetière à piston, avec du sucre et du lait concentré sucré à ajouter au goût.

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J’ai aussi pu acheter du chocolat fait localement, parfumé avec un mélange d’épices, et du ketchup de bananes (que je n’ai pas encore utilisé… il ne m’inspire finalement pas, j’ai acheté de façon un peu impulsive parce que c’était original !)

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J’ai entendu dire que le café propose aussi de la nourriture le midi, mais comme on y est allés une fois le matin et une autre fois juste avant la fermeture, on n’a goûté qu’au café et aux smoothies. Le Zaka Art Café est situé près du front de mer, et c’est donc un arrêt sympathique avant d’embarquer voir les baleines, par exemple !

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Une des spécialités de l’endroit est le roti. Il s’agit d’un plat présenté dans une tortilla fine, et il en existe un millier de variations, mais globalement on va y retrouver plein de bonnes choses mijotées dans une sauce épicée. J’ai essayé mon premier, pour une poignée de dollars, dans un restaurant au hasard à Soufrière (qui ne figure sur aucune page Web). Celui-ci était au poulet patates, et peu épicé (ce qui est parfait, car sinon j’ai rapidement chaud et je sue !)

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Également, on est allés un soir au Petit Peak Restaurant. Celui-ci donne sur la baie, ce qui signifie que l’air est humide et propice aux moustiques; il est donc préférable d’arriver avec du chasse-moustiques. Les plats étaient nettement plus chers que je m’attendais, du coup je n’ai pris qu’une entrée, une salade aux crevettes. C’était bon, mais le service fut long, et la salade était plus petite que je m’y attendais, avec trop peu de crevettes. Ma plus grosse surprise, finalement, fut la patience de mon petit garçon.

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Je me suis aussi fait recommander Fedo’s par des locaux, mais les horaires n’ont pas fonctionné avec nos propres activités (ou non-activités, si je puis dire, comme la sacro-sainte heure de sieste). Il faut dire aussi qu’il n’y avait réellement qu’un restaurant que je voulais absolument, à 200 % essayer, et c’est celui de l’Hotel chocolat. À la base, j’aurais aussi aimé aller à cet hôtel, sauf que je n’étais pas sûre que le plaisir que j’allais y avoir allait être totalement en adéquation avec le prix.

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Situé derrière le petit Piton, il est accessible en 10 min de taxi depuis Soufrière. On avait une réservation pour midi, mais on est arrivés vers 10h30 afin d’aller flâner dans la plantation de cacao. À la réception, elle me dit que ce n’est accessible qu’aux clients de l’hôtel, et qu’on pouvait aller s’asseoir à côté du bar. J’ai failli éclater de rire; tenir un enfant de 3 ans 1/2 assis durant 1h30 d’attente, puis 1 heure de repas ?! J’ai dit merci, et on est partis…

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…pour tenter de trouver nous-mêmes l’entrée de la plantation (plus que centenaire, celle-ci s’appelle Rabot Estate). On a essayé un petit chemin sur le côté qui nous a menés à un cul-de-sac, puis une route qui menait Dieu sait où et qui, au bout d’un moment, commençait à présenter une côte trop abrupte pour un enfant. On a donc stoppé notre progression pour jouer au bord de cette route avec des feuilles et des bâtons, avant de commencer à revenir lentement vers le restaurant. Et là, on l’a trouvée.

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En fait, l’entrée de la plantation se trouvait de l’autre côté de la route, après avoir passé une grande porte sur laquelle était écrit quelque chose d’impressionnant style « centre de recherches ». Ce qui m’a mis la puce à l’oreille c’est le fait d’avoir aperçu, de loin, un écriteau avec le mot « Marcial » -le nom de l’une des ballades proposées par l’hôtel sur leur site Web, exactement ce que j’avais demandé à la réceptionniste !

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Le chemin passe derrière des serres où sont cultivés de très jeunes plants de cacaoyers; un employé y travaillait et se moquait éperdument de notre présence (après tout, ce n’était pas marqué sur nos fronts qu’on ne logeait pas à l’hôtel). On a ramassé une cabosse séchée (un peu trop abîmée, je ne l’ai finalement pas ramené au Canada) et on s’est promenés tranquillement une quinzaine de minutes dans cette partie de la plantation où  les arbres étaient encore petits et portaient peu de cabosses.

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On a pu aussi voir une récolte en train de sécher tranquillement au soleil; l’hôtel propose des visites guidées et commentées, mais je trouvais ça trop cher et je n’étais pas persuadée que mon petit suive le tout du début à la fin.

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Satisfaite d’avoir finalement fait ce que je voulais (promener mon petit dans une plantation de cacaoyers), on est ensuite tranquillement revenus au restaurant, puisque midi approchait.

Le menu du restaurant met, évidemment, le chocolat à l’honneur, sous toutes ses formes (chocolat, éclats de fève, pulpe) et aussi bien dans des plats que des boissons. Heureusement, j’avais déjà consulté le menu en ligne, parce qu’honnêtement, chaque ligne est passionnante, et la lecture devient longue.

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Le repas commence avec une entrée qui est offerte à tous, soit du pain fait maison frais du matin (que mon petit a adoré), accompagné de vinaigre balsamique aromatisé au cacao, de beurre au chocolat et de pesto. J’ai essayé toutes les combinaisons possibles, qui étaient toutes délicieuses.

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J’ai aussi commandé un « cocoa tea », qui est une sorte de chocolat chaud à base d’eau et à peine de lait. Assez amer, vous pouvez y ajouter du sucre de canne à volonté. Les boissons incluent aussi tout un tas de cocktails alcoolisés ou non, et je suspecte que vous pouvez demander qu’on vous en crée un sur mesure.

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Par la suite j’ai voulu tester leur chicken roti, histoire de comparer avec celui que j’avais déjà mangé. Dans la version de ce restaurant, la tortilla comprend des éclats de fève de cacao, et le tout est servi avec des chips de plantain, du riz pilaf -également aux éclats de fève-,  un petit bol de raita bien fraîche, et une petite salade.

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C’est simple, c’était terriblement bon. Et super copieux, en fait. La sauce était bien crémeuse et, tout comme le roti précédent, juste assez dosée au niveau des épices. En plus du poulet et des patates, ce roti comprenait aussi des carottes. Le tout se complétait de façon absolument magnifique. Et honnêtement, entre l’entrée et ce plat, je n’avais plus vraiment faim.

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au fond, dans l’appareil en inox, une batch de chocolat est en préparation.

Mais comment aller au resto de l’Hotel Chocolat sans manger de dessert ?? J’ai opté pour le « chocolate genesis » -un plat qui se décompose en 9 étapes : fèves de cacao, chocolat grossier, chocolat plus fin, plusieurs truffes (dont à la menthe, et à la noix de coco), de la crème glacée à la pulpe de cacao (haaaa je suis une fan finie de la pulpe de cacao) et un mini verre de chocolat glacé. Vous remarquerez le petit oiseau qui a failli me piquer une truffe…

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Complètement comblée, et déjà en retard pour mon taxi de retour, je suis allée payer en ajoutant à ma facture une boîte de chocolat fait sur place -au final, quand je l’ai mangé à mon retour au Canada, j’ai trouvé qu’il manquait vraiment de goût; par contre, je recommande tellement le restaurant !!

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Et là, surprise : notre chauffeur (le fils de l’hôtelier qui nous logeait, chez Alfred’s Diamond Villa) nous avait trouvé une cabosse fraîche et nous l’a offerte ! Il ne nous restait que deux jours sur place, et je n’ai pas pu tout manger avant notre départ (mon petit n’a pas voulu goûter) mais j’en ai profité au maximum, autant de la pulpe, si fraîche et fruitée, que des fèves fraîches, amères et d’un violet foncé vraiment magnifique.

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On était à Sainte-Lucie principalement pour se reposer, et comme expliqué précédemment je n’ai pas voulu asseoir mon fils à un resto trop souvent (sachant que le service est généralement un peu long) donc on n’a pas essayé plus de restaurants. On a tout de même eu un petit aperçu intéressant de la gastronomie lucienne à plusieurs niveaux -tant un resto de luxe qu’un petit endroit plus familial !

Toutes les tasses à café du monde

On a déjà vu le travail de Henry Hargreaves sur ce blogue. Toujours aussi créatif et passionné par la bouffe, il a créé un compte Instagram destiné aux tasses à café à emporter.

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C’est qu’il y en a beaucoup à voir; les cafés indépendants rivalisent de créativité pour créer des logos ou des designs accrocheurs. Les tasses peuvent ensuite retenir l’attention des passants une fois dans la rue, à la main du buveur, et ainsi attirer de nouveaux clients.

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Le travail est communautaire en ce sens que Hargreaves ajoute toute photo qui lui est soumise : il n’a donc pas voyagé dans chacun de ces cafés. Les tasses viennent aussi de pays où on s’y attendrait -a priori- un peu moins, comme Belgrade, ou encore l’Arabie Saoudite.

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En novembre dernier, Hargreaves a même pu exposer sa collection personnelle dans une galerie londonienne. Cette collection a également inspiré une très belle affiche qui présente 108 d’entre elles, pas moins -pour la modique somme de 600 $.

Sprudge a eu l’occasion d’interviewer l’artiste à propos de ce projet. À lire en attendant ses prochaines créations… : http://sprudge.com/coffee-on-instagram-coffee-cups-of-the-world-102795.html

Shaughnessy café

Petit nouveau (depuis octobre quand même) dans le village Shaughnessy, le café du même nom est une addition bienvenue dans un quartier que, ma foi, je connaissais assez peu. Le village Shaughnessy est la portion sud-ouest de l’arrondissement de Ville-Marie, entre les métros Atwater et Guy-Concordia d’une part, et la rue Sherbrooke et la 720.

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Ce café est niché dans un demi sous-sol mais reste lumineux car largement vitré, avec à la fois des tables individuelles et une grande table commune au milieu, ainsi qu’un comptoir recouvert de magnifiques tuiles.

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Le café offert, préparé sur une La Marzocco, est fait à partir de grains de chez Fernwood et Dispatch. Quelques viennoiseries et gâteries sont aussi proposées (chocolatines, pain aux bananes, … ), ainsi que des jus. Vous pouvez aussi repartir avec un sac de grains, un moulin à café ou encore un dripper ou un aeropress; ils vous expliqueront en détails comment utiliser votre nouvel équipement.

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Quelques livres et magazines (sur le café) sont aussi disponibles si vous avez envie de rester et cherchez comment vous occuper. L’atmosphère est paisible, c’est un endroit agréable pour travailler ou discuter tranquillement en tête à tête. Une belle addition dans ce quartier !

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Gâteau épicé à la rhubarbe

J’ai déjà parlé de mon récent amour pour la rhubarbe. Souvent, il suffit d’une recette pour vous faire redécouvrir un ingrédient; quand vous vous rendez compte à quel point vous avez pu sous-estimer un produit, l’envie vous prend de cuisiner tout et n’importe quoi avec, d’essayer des recettes et des combinaisons mêmes les plus folles.

Malgré cette intro, le gâteau suivant n’a rien d’incongru; il est juste très bon, et simple à préparer. Un gâteau à la rhubarbe avec un rien d’épices -juste assez pour le rendre subtil et différent- et où le fruit est cuisiné préalablement sur la cuisinière pour ensuite être recouvert de pâte et cuit au four dans la même poêle.

Je vais avouer que je ne l’ai fait qu’une fois pour l’instant, sans (comme d’hab) vraiment suivre la recette originale à la lettre. Elle vient du blogue Smitten kitchen -ceux qui me suivent un peu savent que j’en suis une fidèle lectrice. Comme bien souvent, j’ai un peu réduit le sucre, et j’ai fait 1 ou 2 erreurs d’inattention (le multitasking a ses limites…) qui n’ont pas vraiment eu de conséquences.

 

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Préchauffez votre four à 350°F. Prenez environ 1 livre (450 g) de belle rhubarbe fraîche du marché, épluchez-la et coupez-la en tronçons qui rentrent dans votre poêle; découpez chaque tronçon de façon longitudinale, afin d’obtenir des morceaux d’1/2 cm d’épaisseur. Chauffez la poêle et faites-y fondre un gros cube de beurre (55 grammes environ); pendant ce temps, mélangez le zeste d’un demi-citron et 100 grammes de sucre, puis ajoutez-les au beurre, avec une pincée de sel. Vous pouvez alors y déposer votre rhubarbe et la faire cuire brièvement, environ 5 minutes. Perso je l’ai un peu oubliée et je l’ai fait cuire quasiment 15 minutes à feu très doux; elle a vraiment beaucoup réduit du coup, mais elle a aussi un peu caramélisé.

Mettez-la de côté et faites la pâte en mélangeant les ingrédients suivants tous ensemble dans l’ordre qui vous plaît (ce n’est pas ce que dit la recette originale, mais ça marche quand même) : 6 cuillères à table (85 grammes) de beurre ramolli; 2/3 de tasse (125 grammes) de cassonade; 2 gros œufs; 1/2 cuillère à thé d’extrait de vanille; 2 cuillères à thé de poudre à pâte; une pincée de sel; 1 cuillère à thé de cannelle, 1/2 de gingembre, 1/8 de clous de girofle, une pincée de muscade râpée; 1/2 tasse (120 ml) de lait 3,25 % ; 1,5 tasse (200 grammes) de farine tout-usage. La pâte résultante est assez épaisse; déposez-la sur la rhubarbe sans chercher à en égaliser la surface : en chauffant, elle va se ramollir et s’étendre joliment d’elle-même. Enfournez environ 35 minutes; laissez refroidir légèrement (5 minutes) puis démoulez.

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Replacez les morceaux de rhubarbe qui auraient glissé -si désiré. À déguster selon vos envies, chaud ou froid, avec de la crème fouettée, crème anglaise, crème glacée… Délicieux tout seul aussi, même en petit-déjeuner !

Hào comptoir asiatique

Sur la rue Rachel se trouve un minuscule local, le Hào. Celui-ci, ouvert depuis 1 an, propose une carte courte de plats philippins, en particulier des buns. Les petits pains immaculés sont pétris tendrement à la main, frais chaque jour, et cuits à la vapeur dans des paniers en bambou.

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J’ai goûté les deux sortes proposées, soit végétariens et au porc. Les premiers (photo ci-dessus) sont à base de tofu, champignons et poivrons sautés dans de la sauce hoisin, servis avec de la mayonnaise Kewpie, des oignons croustillants et de la coriandre. Vraiment délicieux !

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Ceux au porc biologique sont garnis d’une épaule braisée, terriblement tendre, servis avec une sauce maison, des oignons verts et des oignons croustillants. Même si j’ai adoré les précédents, mon cœur balance plutôt vers ceux-ci, encore plus goûteux.

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On a aussi pris la petite salade verte accompagnée de tomates et d’une vinaigrette à l’huile de sésame; on l’a trouvée assez ordinaire. Par contre le menu s’est enrichi depuis notre visite, proposant notamment des concombres marinés, des dumplings et même un dessert.

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L’endroit est décoré de façon très minimaliste, très blanc et lumineux. Les buns sont cuisinés par William, et le service réalisé par sa sœur, Rachelle, discrète et sympathique. Leur frère Charles participe également aux opérations. Le menu est régulièrement revisité, et uniquement réalisé à partir d’ingrédients frais et locaux.

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Un endroit joli et charmant, à revisiter de temps en temps.

Sainte-Lucie, joyau des Antilles

En février, je me suis aventurée à Sainte-Lucie avec mon petit gars de 3 ans 1/2. Dix jours au soleil à relaxer en plein milieu de l’hiver -celui-ci m’a paru drôlement moins long, du coup !

Wikipédia nous apprend que l’île fait 620 km² pour une population estimée à 170 000 habitants. Elle fut longtemps disputée entre la France et le Royaume-Uni, ce qui explique l’abondance de noms de lieux français, pour finalement devenir en 1979 royaume du Commonwealth. Elizabeth II en est donc le chef d’État. Sainte-Lucie est principalement connue pour ses deux montagnes caractéristiques, le Gros Piton et le Petit Piton, dont les hauteurs respectives sont 786 mètres et 743 mètres au-dessus du niveau de la mer. Depuis Soufrière, on ne voit que le Petit Piton, le Gros se cachant derrière. Ceux-ci apparaissent sur le drapeau de Sainte-Lucie.

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À gauche, le Petit Piton

J’ai choisi de rester uniquement à Soufrière durant ces 10 jours, pour plusieurs raisons; d’abord, étant seule avec un petit, c’était plus pratique de limiter les déplacements. En outre, Soufrière offrait un compromis idéal entre le fait d’avoir pas mal d’attractions intéressantes (ce qu’offre aussi Castries, la capitale, mais qui manque d’authenticité) et le contact avec la nature et la population (ce qu’offre par exemple toute la côte Est, mais l’océan là-bas est assez tumultueux, et les activités sont moins variées).

Alors que dans les environs de Soufrière, on trouve un volcan, des plantations de cacao, de bananes, de cannes à sucre, des chutes d’eau, tout plein d’activités nautiques : plongée, observation des baleines et dauphins, ou juste jouer ou bronzer sur la plage… (voir carte à la fin de l’article)

En outre, Soufrière est une petite ville, ce qui veut dire que tout peut se faire à pied (au pire en poussette pour le petit), que les gens ne sont pas stressés (même si c’est un peu le côté insulaire qui veut cela aussi), que les gens te saluent systématiquement dans la rue, et même qu’ils commencent à te reconnaître au bout de quelques jours (cela dit, j’ai vu des touristes avec des bébés de moins d’1 an ou carrément des grands de plus de 8 ans, mais aucun avec un enfant de l’âge du mien, du coup on se démarquait).

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Première vue de Soufrière en arrivant de Vieux Fort. Au fond, l’église.

Côté bouffe, j’ai essayé quelques restos, mais j’en parlerai dans un autre billet. On a débuté notre séjour en séjournant 3 nuit au Downtown Hotel; là il est arrivé quelque chose d’extrêmement ironique. J’avais vu des conseils de voyageurs comme quoi il faut prendre une chambre avec vue sur mer le vendredi soir (jour où on arrivait), pour éviter la musique de la fête qui a lieu toutes les semaines sur la place devant l’église. 

Sauf que ladite place était en réfection. Donc la fête a eu lieu sur le front de mer. À peu près devant notre fenêtre (sauf qu’on était au 3ème étage). Et que c’était encore la fête le samedi soir, mais moins fort et moins longtemps. Disons que le lendemain, j’ai apprécié faire la sieste avec mon petit.

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Le Downtown hotel. Oui, oui, le truc avec des créneaux bleus !

 

L’avantage de cet hôtel : la proximité. On est à 1 min du supermarché (Eroline’s supermarket), 1 min du front de mer, et 10 min de plage de Soufrière; celle-ci est peu fréquentée, car petite et assez sale (aussi bien des déchets que des rejets de la mer, algues notamment). C’était cependant suffisant pour nous occuper, jouer avec le sable, regarder les crabes sur la plage et les bateaux sur l’eau, et surtout être flexibles et pouvoir rentrer à pied en tout temps -les autres plages des alentours, telles que Sugar Beach, nécessitent d’avoir une voiture ou de planifier un aller-retour avec votre hôtel, donc de déterminer une heure de retour fixe d’avance.

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Trouvez le crabe !

On est aussi allés une fois à Anse Chastanet; pour cela, on a passé une nuit dans un hôtel un peu plus cher, parce qu’ils pouvaient m’aider à trouver une baby-sitter afin de garder mon petit pendant que je plongeais. La zone où plonger est bien délimitée afin d’éviter les collisions avec les bateaux, et une petite boutique de location sur la plage fournit l’équipement, incluant le gilet de flottaison avec un sifflet. J’ai pu passer une heure à arpenter la zone et admirer la faune et la flore -incluant une vieille table de pique-nique en fer toute rouillée, mais surtout de magnifiques poissons rayés et coraux jaunes et rouges.

L’hôtel où on a passé la nuit est le Still Beach House, un petit hôtel familial situé directement au bord de la page, dont les lits, équipés de moustiquaires, ont un côté super romantique. On s’endort et on se réveille au son des vagues, ce qui est assez magique ! Par contre, l’eau de la douche était froide, et il se trouve que le restaurant ne sert pas le souper, ce qui n’est indiqué nulle part; après une petite balade en ville juste avant le coucher du soleil, on est rentrés pour trouver un resto fermé, et du coup on a grignoté divers trucs froids (on avait notamment du pain, du beurre de cacahuètes et du yaourt à boire. Pas le souper le plus excitant du voyage !)

Le lendemain, on a changé d’hôtel pour aller au Alfred’s Diamond Villa durant 5 nuits. Plus excentré (à 10 min du supermarché et 20 minutes de la plage), c’est là qu’on a eu le plus de fun finalement. On avait une mini-cuisine, l’endroit était d’un calme incroyable (zone résidentielle) et il y avait une petite cour bétonnée avec une balançoire (un peu branlante… disons que je ne pouvais pas l’utiliser, mais mon petit oui) et des ballons qui traînaient vu que les proprios habitent sur place et ont 2 petites filles. Le samedi soir, un gros barbecue est organisé et tout le monde est invité à venir manger et boire ensemble (incluant des voisins, et tous les résidents de l’hôtel, qui comprend 6 appartements).

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Alfred’s Diamond Villa est également situé à 5 min des jardins botaniques (Diamond botanical gardens). Ceux-ci sont absolument magnifiques, mais quelque chose qui m’a principalement marquée au cours de cette visite c’est qu’on a vécu la seule averse de tout le voyage. Très forte, et qui a duré vraiment longtemps; on s’est réfugiés dans la structure d’accueil / café à mi-parcours et on a observé les oiseaux qui se posaient sur les tables. Mon garçon a eu le temps de toucher exactement à chaque objet-souvenir qui était proposé tandis que je retenais un peu mon souffle pour qu’il ne casse rien (la plupart des objets, même les maracas, semblaient vraiment fragiles, mais je voulais lui faire confiance).

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Les jardins comprennent une chute d’eau dans laquelle on ne peut pas se baigner; par contre, en payant un supplément, on peut prendre un bain dans des piscines d’eau thermale -de l’eau chaude qui a voyagé près du volcan, situé à 3 km de là (volcan dont je parlerai plus bas).

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La flore est assez époustouflante, entre la multitude de fleurs très colorées, les bananiers, caféiers, cacaoyers, des bambous, toutes sortes de lianes, du bois bandé, de la vanille…

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Liane de vanille qui grimpe sur un cacaoyer

 

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L’entrée coûte 7 US$ (la monnaie locale est le dollar caribéen, mais on peut aussi tout payer en dollars américains), et la moitié pour les enfants, mais vu la grandeur du mien ils l’ont fait entrer gratuitement.

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Je n’ai pas fait de photos de notre tour en bateau pour spotter des baleines et des dauphins, mais nous avons fait affaire avec Mystic Man Tours; ils organisent leurs tours avec des personnes de partout sur la côte Ouest -certaines personnes venaient de Castries ou de Sugar Beach- donc en étant juste deux, on avait au début une date flottante (« lundi ou mercredi ») jusqu’à ce qu’ils confirment qu’ils nous ajoutaient à un groupe. C’était une super belle balade, par contre aucun animal ne s’est montré 😦 Apparemment, cela arrive seulement 1 fois sur 10. Ils proposaient de reprendre le tour gratuitement une autre fois, mais comme le petit s’impatientait sur la fin (le tour dure une heure, et c’est sûr que ça manquait cruellement d’action) j’ai opté pour ne pas recommencer.

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L’hôpital de Soufrière

 

On est aussi allés voir le volcan, et je ne sais pas trop comment je me suis organisée pour n’y aller finalement que le dernier jour, alors qu’on devait quitter l’hôtel à midi pour aller à l’aéroport. Le volcan est annoncé comme le seul volcan « drive-in » du monde, et c’est vrai qu’on voit la chose de près. Mon garçon a adoré la visite, parce qu’il y avait plein de cailloux par terre (bin oui, le volcan ne l’a pas passionné). Il en a même mis dans ses poches, et du coup on a un petit caillou de Sainte-Lucie chez nous.

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Le plus impressionnant, ce sont ces sortes de piscines de boue noire en ébullition; ça bouillonne énormément, des grosses bulles éclatent et éclaboussent, bref l’activité est forte là-dessous. Et c’est bon signe, parce qu’en l’absence d’activité, cela veut dire que le volcan ne relâche pas ses gaz, la pression s’élève en dessous, et le volcan prépare une éruption. Des spécialistes viennent sur place faire des mesures tous les ans, juste pour suivre l’état de la chose.

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Pour un petit supplément, vous pouvez prendre un bain dans les boues noires et chaudes, à environ 38 degrés C. C’est-à-dire un peu trop chaud pour un enfant, en plus de laisser des traces noires pendant plusieurs jours; comme on prenait l’avion quelques heures plus tard, j’ai décidé de ne pas prendre le bain.

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Golden hour près de chez Alfred’s Diamond villa

On a aussi flâné dans une plantation de cacao, mais comme celle-ci appartenait à un restaurant, j’en parlerai dans mon prochain billet. Du coup, c’est tout pour les activités que j’ai réellement essayées dans le coin. Par contre, j’ai quelques suggestions :

  • Morne Coubaril Estate : faites du zipline, une balade à cheval, ou explorez simplement la plantation de cannes à sucre.
  •  Piton falls ou Toraille waterfalls, des chutes d’eau où on peut se baigner (contrairement aux Diamond)
  • randonnée facile, le chemin Tet Paul. On peut grimper facilement jusqu’en haut du Gros Piton (celui qui a une pente douce) et avoir une vue magnifique sur les alentours, voire jusqu’en Martinique. Mon petit était juste trop lourd pour que je le mette en porte-bébé 1 heure aller et 1 heure retour, et trop jeune pour faire le trajet tout seul. À deux adultes, ça aurait été jouable.

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J’ai pris des photos de mes dollars caribéens. J’ai bien géré mes retraits versus mes dépenses, vu que j’ai juste rapporté une pièce de 10 cents.

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Encore quelques photos, et quelques cartes pour bien situer le tout… en attendant le prochain article, qui parlera un peu de bouffe !

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En revenant de Eroline’s supermarket. À gauche, au fond, l’église, et devant elle, la place en réfection.

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le marché du samedi

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Café Reine Garçon

J’ai découvert ce café par hasard : alors je visitais la page Facebook d’un autre café, je me suis fait suggérer celui-ci. J’ai distraitement regardé 2-3 photos avant de conclure qu’effectivement, c’était une bonne idée d’aller y faire un tour.

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J’ai emmené mon meilleur compagnon, soit mon petit de 3 ans, et on a découvert un lieu absolument charmant; drôle,. artistique, vintage, chaleureux tout à la fois. Le café Reine Garçon tire son nom d’une pièce de Michel Marc Bouchard créée en 2013 sur la vie de Christine de Suède -pièce qui a eu de nombreux prix, et Reine qui était un personnage coloré et fascinant. Le café fête d’ailleurs son premier anniversaire ce samedi 3 juin à 19h, et offre des petits latte à 1 $ toute la journée.

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Le café est lui-même est super bon, mais c’est l’ambiance et la déco éclectique et éclatée qui m’ont séduite principalement; mon petit a aussi adoré jouer avec un Ken qui traînait par là tandis que je tentais de passer en revue mille petits détails amusants ici et là dans toute la place.

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Il y a donc une mini-bibliothèque (les livres doivent faire environ 1 pouce de côté) que vous pouvez remplir avec vos propres histoires et dessins; les meubles sont complètement dépareillés, il y a aussi bien un bureau que des banquettes confortables ou encore des tables plus hautes devant la fenêtre. Des illustrations et des livres anciens côtoient des objets modernes. Ça rend le café kid-friendly parce qu’il y a plein de trucs qu’il peuvent toucher, explorer, en plus d’avoir une chaise dont l’assise est élevée (mais sans ceinture par contre, attention).

Il y a aussi un « mur des confidences » et le monde s’y est vraiment laissé aller… Ironique, poétique ou un peu obscène mais avec juste assez de retenue, chaque « confidence » est une petite perle.

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Et la femme-coq au fond du café m’a laissée sans voix tant elle était superbe, apparemment bien occupée avec le ménage.

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L’endroit étant à vocation culturelle et artistique, une scène au fond permet d’organiser tout un tas de spectacles en tout genre.

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Il y a également une offre de bouffe assez variée, que je n’ai pas encore essayée. Bref, un endroit à découvrir !

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